Le mardi 5 avril, à 8 heures 30 du matin, après neuf mois et trente-neuf semaines de detention, Vincent Reynouard a enfin été relâché de la Maison d’arrêt
de Valenciennes. L’attendaient devant la prison son épouse Marina et son fils Pierre (les sept autres enfants étant restés au chaud dans un café à quelques centaines de mètres de
l’établissement pénitentiaire, les petits confectionnant de jolis dessins pour leur père). René et Yvonne Schleiter, Siegfried Verbeke et sa femme Edna, Mariette Paschoud, rédacteur responsable
du périodique Le Pamphlet de Lausanne avaient tenu à être présents, ainsi que de jeunes révisionnistes belges et allemands. L’ambiance a été très amicale et chaleureuse et s’est prolongée
jusqu’au déjeuner pris en commun dans une agréable brasserie du centre-ville.
Las, dans l’après-midi, Vincent a dû se séparer à nouveau de sa femme et de ses enfants qui rentraient à Bruxelles. Car le militant révisionniste âgé de
42 ans est sous contrôle judiciaire et a l’interdiction de quitter la France. Il était d’ailleurs convoqué dès le lendemain de sa libération, le 6 avril, chez un juge d’instruction d’Amiens
pour une autre affaire : il est en effet soupçonné d’avoir envoyé en 2009 à 120 lycées de France des CD révisionnistes.
Nous avons pu interroger en exclusivité Vincent Reynouard le jour même de sa sortie de prison. Voici son témoignage comme toujours sans langue de
bois.
RIVAROL : Quelle est votre première réaction après neuf mois d’enfermement ?
Vincent REYNOUARD : C’est d’abord de remercier et de féliciter mon épouse Marina qui a été héroïque tout au long de ces neuf mois de captivité.
Deuxièmement c’est d’exprimer ma gratitude à tous ceux qui m’ont aidé et soutenu dans cette épreuve, à Paul-Eric Blanrue, le courageux auteur de la pétition demandant ma libération et
l’abrogation de la loi Gayssot, à Bocage qui a transmis régulièrement par Internet tous mes messages, à RIVAROL qui donnait souvent de mes nouvelles, a publié mes différents courriers et
rappelait chaque semaine, par un bandeau en première page du journal, que j’étais toujours derrière les barreaux. Je remercie aussi tous ceux qui m’ont écrit, donné de l’argent et dont je ne
connaissais même pas, pour certains d’entre eux, les noms. Je recevais en moyenne huit à dix lettres par jour à tel point que les surveillants me disaient : « On commence par ta cellule. Comme
ça, on est pratiquement débarrassé. » J’ai répondu à tous mes correspondants. Ces échanges épistolaires ont été un grand réconfort.