Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 16:09

Il existe un réseau mondial de domination, qu’il est possible d’appeler « l’empire ». Il s’agit bien d’un réseau, et non d’un territoire. L’empire est constitué de tous les individus qui, reliés entre eux par des intérêts communs, participent à l’exploitation d’une partie massive de la population mondiale, voire de sa quasi-totalité.


L’Empire : trois centres majeurs de domination

 


L’empire n’est pas un gouvernement, dans lequel on pourrait isoler une partie exécutive monolithique. Il est constitué de différents centres décideurs, souvent alliés, parfois concurrents, qui, eux, peuvent être localisés géographiquement du fait d’une certaine concentration des individus dominants et des forces politiques de poids dans certaines régions du monde. Dans la mesure où ces centres sont géographiquement localisables, les individus qui les composent sont soumis à des déterminations culturelles, ethniques, religieuses – composantes dont le poids varie en fonction de l’histoire.

 

Aujourd’hui, il est possible de dire que l’empire comporte trois centres décideurs majeurs : Wall Street (New York), la City (Londres), et l’État israélien. À aucun moment ces trois structures concrètes, institutionnelles, incarnées par des individus aux fonctions officielles et situées dans des lieux matériels, ne doivent être confondues avec les nations au sein desquelles elles ont émergé.

 

Ces trois centres majeurs luttent pour leurs intérêts propres – ou plutôt : les individus qui œuvrent dans ces trois structures majeures de domination mondiale luttent pour leurs intérêts individuels. Ces intérêts individuels convergent la plupart du temps au sein de chaque centre de pouvoir ; c’est pourquoi il est possible de parler de centres. Mais il arrive qu’au sein même de ces structures, plusieurs forces de poids semblable s’opposent, parce qu’elles identifient des intérêts divergents.

 

L’histoire des forces de domination est en effet l’histoire de la compréhension par les individus dominants de leurs intérêts individuels respectifs, et des méthodes mises en place pour les défendre.

Aucun centre majeur de domination n’est suffisamment puissant pour maintenir seul sa domination. Les structures telles que Wall Street, la City et l’État d’Israël doivent donc s’entourer d’alliés pour conserver leur pouvoir. Aujourd’hui, la grande majorité des individus qui composent ces trois centres ont identifié des intérêts communs, qui gouvernent un même protocole de domination. C’est pour cette raison qu’il est possible de parler d’empire mondial.

 

Ensemble, ces trois centres de pouvoir sont en effet suffisamment puissants pour exercer leur empire sur – presque – toute la planète. Rappelons néanmoins que l’empire n’est pas ancré dans un territoire. Tel qu’il a été défini plus haut, il existe partout où les structures politiques – les structures, qu’elles soient publiques ou non, qui dominent la situation locale – poursuivent les mêmes intérêts que les centres décideurs.

Aujourd’hui, les institutions de l’Union européenne constituent l’un des alliés principaux des centres décideurs de l’empire ; il n’est pas possible pour autant de dire que les nations européennes font partie de l’empire, pas plus d’ailleurs que la nation états-unienne ou la nation israélienne – bien que cette dernière entretienne des liens particulièrement étroits avec la domination, point sur lequel nous reviendrons.

 

Les nations souveraines, ennemies de l’Empire


Si ces centres décideurs de l’empire ont des alliés, ils ont aussi des ennemis. Ces ennemis, ce sont les nations souveraines. Cela ne veut pas dire que toutes les nations sont les ennemis objectifs de l’empire ; seules les nations souveraines le sont. Elles le sont parce qu’une nation souveraine – maîtresse de ses politiques publiques, de sa justice, de sa production culturelle, de son armée, de son agriculture, de son industrie, de son éducation, de sa politique étrangère, de ses traditions, etc. – organise la vie, sur un territoire donné, d’une manière qui fait par définition résistance au médium principal de domination de l’empire : le capitalisme.

Parce qu’il est fondé sur l’oubli de la valeur d’usage (la richesse) et la transformation de celle-ci en valeur d’échange (objectivée par l’argent), le capitalisme doit, pour se développer et ainsi accomplir sa logique propre, effacer le plus possible les déterminations culturelles, historiques, nationales des marchandises et des travailleurs.

 

L’argent, qui dématérialise le commerce, n’est pas en soi une invention capitalistique ; il n’est que le moyen privilégié du capital pour se développer. De même pour la virtualisation récente de l’économie à travers la prise de pouvoir de la finance : elle n’est qu’un moyen encore plus parfait de se détacher de tout ce qui entrave le commerce de valeurs d’échange. A terme, et parce que la logique intrinsèque du capital est de s’étendre – tout comme l’empire –, le capitalisme auquel on laisse libre cours ne peut donc aboutir qu’à l’effacement des déterminations locales au profit d’échanges mondialisés – de capitaux, de marchandises mais aussi de travailleurs – et à la primauté du pouvoir économique global sur le pouvoir politique local.

Cette autonomisation du commerce comme instance de pouvoir sur les populations n’est pas une dérive du capitalisme ; elle n’en est qu’une conséquence mécanique, inscrite dans son projet initial, rendue concrète par son seul développement. Le libéralisme économique est la doctrine qui préconise justement de ne pas entraver son développement.

 

Parce que la domination proprement politique du commerce a pris une tournure mondiale et provoqué des privations de souveraineté individuelles et collectives difficilement conciliables avec l’idéologie du libéralisme comme source de liberté, on appelle désormais « ultra-libéralisme » la doctrine qui recommande toujours, aujourd’hui, de n’entraver sous aucun prétexte le développement naturel et logique du capitalisme mondialisé.

La nation est la seule échelle humaine capable d’offrir les structures nécessaires à la protection des individus contre l’autonomisation du commerce. Plus petite, la région se condamne à une très forte dépendance à la fois agricole, industrielle et militaire à l’égard des entités voisines, et à une incapacité certaine à se défendre en cas d’agression, que ce soit par la force ou d’autres moyens. En outre, ses faibles moyens humains et matériels limitent ses capacités de production culturelle et d’expression de ses valeurs.

 

La région est donc condamnée à n’avoir aucun poids extra-territorial et donc, dans un monde où la technique a imposé de fait la mondialisation, à se laisser emporter par des événements géopolitiques la dépassant. Plus grande, l’entité supranationale ne peut proposer d’intérêts communs à ses membres issus de nations différentes, à moins d’effacer justement une bonne partie des déterminations nationales dans lesquelles sont inévitablement pris les individus. D’une manière générale, l’empire œuvre donc au déracinement des individus.

 

Les racines, quelles qu’elles soient, font obstacle au libre-échange, parce qu’elles font obstacle au passage de la valeur d’usage (usage qui peut être autre que matériel et utile, par exemple culturel, identitaire, symbolique, traditionnel, etc.) à la valeur d’échange des marchandises et des travailleurs. Les racines régionales ou communautaires ne sont exploitées, mises en valeur, que lorsqu’elles peuvent être utilisées pour saper celles qui les dépassent, enracinent encore davantage les individus et peuvent leur permettre de se réunir en une force politique efficace : leurs racines nationales.

 

Le capitalisme globalisé, parce qu’il permet de dépasser les anciennes structures politiques locales et d’exercer un pouvoir véritablement politique sur les populations, constitue donc aujourd’hui le médium principal de la domination. Les individus qui composent les centres de domination de l’empire, ou qui œuvrent pour eux par la collaboration, ont donc un intérêt individuel clair à tout faire pour conserver le système économique actuel.

 

Le choix moral des agents impériaux


Que cet intérêt individuel soit incompatible avec l’intérêt général, c’est-à-dire celui des masses mondiales exploitées, est un problème moral. La lutte pour le maintien du système actuel de domination ou pour sa disparition n’est pas qu’un jeu de pouvoir entre sphères concurrentes de la domination ; c’est aussi un enjeu concret, vital, pour tous ceux qui en souffrent. Cette souffrance, lorsqu’elle prend une tournure radicale, devient physique : faim, maladie, emprisonnement, violence, guerre, mort. Elle peut également s’exprimer sous forme psychologique, par la dépression.

 

C’est particulièrement vrai dans les ex-pays industrialisés aujourd’hui tertiarisés, où l’effacement des liens entre individus par l’exacerbation de leurs différences d’une part et la destruction des institutions créatrices de spiritualité et d’union nationale d’autre part les a isolés, atomisés au point de leur faire perdre de vue le sens naturel de la vie en société – qui est l’intérêt général – et par extension celui de la vie tout court.

Il s’agit donc bien d’un problème moral, puisque les choix des individus qui composent les centres de pouvoir de l’empire ou ses instances collaboratrices ont pour conséquence le maintien de populations dans la souffrance, choix relevant donc plutôt du mal que du bien, c’est-à-dire plutôt de ceux qui mènent à la violence et la souffrance plutôt que de ceux qui mènent à la paix sociale et à l’existence agréable, aboutissement idéal de toute société.

 

Puisque la souffrance des peuples est aujourd’hui suffisamment médiatisée pour être connue de tous, il importe de bien comprendre qu’en dehors des esthètes bourgeois n’ayant jamais mis un pied sur terre, la plupart de ceux qui font ces choix de participer directement ou indirectement à la domination ont, à un moment donné, placé cette souffrance d’un côté de la balance, puis de l’autre côté leur pouvoir individuel – ce qui implique concrètement, pour eux : sexe et honneurs –, et décidé alors que ce dernier pèserait plus lourd.

 

Une donnée sociologique essentielle : le judaïsme au sein des élites impériales


Il existe par ailleurs un système religieux basé sur des textes concrets, qui explique aux hommes que parmi eux, une communauté a été choisie par Dieu pour servir d’interprète de son message. Ce système, c’est le judaïsme. Plus précisément, c’est la Torah – la parole de Moïse – interprétée par le Talmud. Dans les textes comme dans la pratique, le judaïsme est actuellement un paramètre important pour comprendre comment se fonde la domination impériale. Arrêtons-nous un instant sur ce point.

 

L’Ancien Testament énonce ainsi le principe de l’élection : « Désormais, si vous êtes dociles à Ma voix, si vous gardez Mon alliance, vous serez mon trésor entre tous les peuples ! Car toute la terre est à Moi, mais vous, vous serez pour Moi une dynastie de pontifes et une nation sainte » (Exode, 19 :5-6). D’après le texte, le peuple juif est donc ce qui fait le pont entre l’humanité et la parole de Dieu. Autrement dit, les autres peuples seront moralement éclairés par le peuple juif.

Oublions toutefois un instant le texte original, qui peut prêter à toutes les interprétations. En lui-même, il ne suffit pas à conférer aux juifs actuels une prétention à l’élection. Il pourrait tout aussi bien signifier que quiconque servira de pont entre la parole de Dieu et les hommes – c’est-à-dire se comportera de manière moralement exemplaire – pourra prétendre à la qualité de juif. Cela ne distinguerait en rien le judaïsme des autres monothéismes.

 

Il est une donnée qui opère une séparation radicale entre le judaïsme et toutes les autres religions du monde : sa transmission par le sang. Cette hérédité se fonde à la fois sur la transmission de la qualité de juif par la mère et sur la prohibition du mariage d’un juif avec un non-juif .

 

Ce type de mariage « est considéré comme illégal et tout enfant issu de cette union est tenu pour avoir été conçu par parthénogenèse, c’est-à-dire identifié uniquement en fonction des origines de sa mère. Si celle-ci est juive, il sera juif ; si elle ne l’est pas, il ne le sera pas non plus » (Adin Steinsaltz, Introduction au Talmud). Le judaïsme n’est donc pas seulement affaire de croyance : il est un paramètre « ethno-confessionnel ».

Cette hérédité du judaïsme est d’ailleurs l’unique raison pour laquelle il est possible de parler d’un « peuple » juif. Il ne viendrait à l’idée de personne en effet de parler d’un « peuple chrétien » ou d’un « peuple musulman » – sauf aux agents impériaux travaillant à une simplification falsificatrice de la réalité au service de la rhétorique du « choc des civilisations ».

 

Quoi qu’il en soit, la différenciation du peuple juif parmi les nations n’est donc pas seulement inscrite dans l’Ancien Testament ; elle est aussi et surtout inscrite dans le Talmud. Ce dernier constitue une sorte de recueil des paroles de ceux qui, à travers l’histoire du judaïsme, ont été considérés comme des sages.

Il participe activement à la transmission des traditions et à leur adaptation dans la vie moderne, et est donc considéré comme un texte « sans la connaissance duquel on n’est pas vraiment juif » (Josy Eisenberg, préface à l’Introduction au Talmud d’Adin Steinsaltz). Le Talmud, qui ne laisse aucune ambiguïté sur le caractère racial de la judéité, doit être considéré comme le texte de référence du judaïsme, celui qui dit ce qu’il est.

Au cœur de tous ses centres de domination, l’empire utilise régulièrement le principe de l’élection de certains individus pour justifier, en privé ou en public, certaines de leurs actions. Selon la composition ethno-confessionnelle majoritaire relative à chaque centre, les individus au pouvoir s’appuient plus ou moins sur le principe de l’élection juive pour faire de leur domination historiquement explicable un « destin », une fatalité, une chose inévitable et normale.

 

D’un point de vue sociologique, toute analyse sérieuse doit donc prendre en compte le fait que parmi les individus qui composent les centres de pouvoir politique mondial (c’est-à-dire les centres de domination réelle et concrète sur les populations), une partie importante est d’ « ethnoconfession » juive.

 

C’est bien sûr au sein de l’État d’Israël que l’élection divine est la plus utilisée pour justifier des actions tournées vers des intérêts particuliers. À cet endroit du globe, la différenciation du peuple juif parmi les nations est double : elle est à la fois raciale, comme nous l’avons vu, et territoriale. Dans cette région particulièrement stratégique, l’empire s’appuie directement sur les principes mêmes du judaïsme pour exercer sa domination (rappelons également que Dieu, dans sa grande sagesse, avait promis la terre de Palestine au peuple juif).

En retour, le centre particulier de domination qu’est l’État d’Israël exerce quant à lui une influence considérable sur les autres centres, et ce par l’intermédiaire d’une arme très efficace : le lobby sioniste. Ce lobby a pour fonction principale de fournir à la domination impériale sur la Palestine –incarnée aujourd’hui par l’État d’Israël, hier par l’empire britannique – les millions d’alliés ou de collaborateurs dont elle a besoin pour continuer d’exister, au premier rang desquels les individus composant les autres centres de domination mondiale. Les officines du lobby sont innombrables ; parmi les plus influentes, citons l’AIPAC aux États-Unis et le CRIF en France.

 

La possibilité d’un chantage à l’antisémitisme, offerte par le martèlement institutionnalisé de la mémoire des crimes commis contre les juifs durant la Seconde Guerre mondiale, donne en outre à ce lobby une arme très puissante pour réduire à néant toute velléité de subversion. Les crimes commis contre les juifs durant la Seconde Guerre mondiale constituent d’ailleurs l’un des arguments décisifs utilisé par les élites impériales pour justifier la création de l’État d’Israël après la guerre.

 

« Terre promise », hérédité du judaïsme et Shoah forment donc le triptyque ayant rendu possible l’existence même de l’État d’Israël. Le sionisme, projet politique de domination territoriale et raciale, constitue donc bien une phase ultérieure mais logique du judaïsme biblique – son accomplissement par la Shoah, en quelque sorte.

Lorsque des individus d’un réseau de domination particulièrement puissant partagent la même conviction qu’ils appartiennent à une élite élue par Dieu parmi les hommes et que cette élection se transmet par le sang (point de vue raciste par définition), nul doute qu’une porte est ouverte aux comportements les plus immoraux et les plus dévastateurs.

 

La donnée judaïque n’est donc pas un épiphénomène de la finance mondialiste, des médias collaborateurs et de l’empire en général ; elle participe à l’explication de la puissance de certains réseaux d’une part, et du choix éminemment immoral de domination globale à des fins particulières d’autre part.

 

Anoblir l’image de la domination


Bien entendu, on n’imagine pas que l’empire puisse parvenir à contrôler les populations qu’il asservit sans contrôler en même temps, par un système médiatique complexe, l’image de cette domination auprès des peuples qui la subissent. Hollywood est assurément le centre principal de diffusion mondiale de cette image. C’est sa fonction globale, pas nécessairement le but poursuivi par ceux qui font cette industrie du spectacle.

Localement – aux États-Unis, en France, et dans tous les territoires contrôlés politiquement par des instances impériales – les réseaux journalistiques assurent par ailleurs le contrôle de l’information, qui participe à la production et la gestion de cette image. Bien entendu, la domination que l’empire exerce sur les médias en général n’est pas de type fasciste, autoritaire, directe et subie.

 

D’une part les structures médiatiques sont aujourd’hui organisées de telle manière qu’elles ne permettent pas l’émergence ni même la recherche de la vérité, ce pour des raisons de rentabilité (qui rappellent d’ailleurs les conditions de travail dans les universités) ; d’autre part, on observe, en tout cas en France, une présence décisive du lobby pro-israélien dans les médias, cadenassant les débats sur les questions-clefs (celles qui permettraient de mettre à jour les mécanismes de domination réelle) et empêchant toute dissidence réelle par l’intimidation et la menace économique individuelle (qui a envie de se mettre à dos tous ses collègues, de perdre son emploi ou, pire, de compromettre sa carrière entière ?).

 

Comprendre l’Empire


En résumé : le centre de la puissance militaire de l’empire loge actuellement aux États-Unis ; son centre financier est partagé essentiellement entre New-York et Londres ; l’État d’Israël, lui, joue le rôle de point de contrôle d’une région stratégique nécessaire à la puissance militaro-industrielle de l’empire ; le lobby sioniste trouve dans l’origine ethno-confessionnelle de beaucoup d’agents impériaux de par le monde un terrain privilégié pour défendre la place de l’État d’Israël parmi les centres de domination ; Hollywood, de son côté, produit des objets culturels capables de modifier à l’échelle mondiale l’image de la domination impériale en la justifiant au nom de valeurs nobles ; les réseaux médiatiques locaux relaient et gèrent cette image ainsi que l’actualité qui l’abreuve.

Les analyses qui précèdent sont tirées dans leur écrasante majorité de celles d’Alain Soral. Son dernier livre, Comprendre l’Empire, détaille cette vision du monde et fournit toutes les clefs historiques indispensables à la compréhension des mécanismes actuels de la domination. Rappelons pour finir que la logique de l’empire veut que ses centres se fassent concurrence, mais que l’appartenance de ses membres à l’empire prévale par rapport à leurs déterminations locales, culturelles, religieuses, etc. – simplement parce qu’elle leur assure un pouvoir que ces déterminations ne peuvent plus leur fournir.

 

Conséquence logique de tout cela : lorsqu’au sein de l’empire, suffisamment d’individus auront décidé que l’économie des États-Unis peut s’écrouler sans entraîner dans cette chute leurs pouvoirs individuels, plus rien ne s’opposera réellement à cet effondrement. La puissance militaire et industrielle nécessaire à la domination impériale mondiale aura alors déjà changé de territoire, mais restera en charge des mêmes besognes.

De même, lorsqu’un groupe d’individus aura acquis suffisamment de puissance au sein de structures impériales et décidé que l’État d’Israël ne sert plus les intérêts de l’empire, c’est-à-dire du réseau mondial de domination, ce groupe lâchera le pouvoir israélien et ce dernier s’effondrera. Dans un cas comme dans l’autre, une violence sans nom s’abattra probablement sur les populations locales.

 

Puisque le peuple français, trahi par ses élites et privé de toute politique étrangère digne de lui et de ses valeurs, ne peut plus grand chose pour ces populations, souhaitons-leur simplement, peut-être, de se soulever contre leurs élites traîtresses respectives avant qu’elles ne trouvent d’autres terrains de jeu.

 

Par Thomas Boussion

Par zled - Publié dans : liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : partage
Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 16:00

 


 
Par zled - Publié dans : anti-mondial
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : partage
Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 15:12

 

 

 

 http://www.mediapart.fr/files/media_50004/KADHAFI.jpg 

 

 

Documentaire Sensationnelle sur Kadhafi et le terrorisme d'etat mener par les colonisateurs de l OTAN !!

 

 

  http://www.ubest1.com/?page=video/31680/OPERATION-LYBIA-The-Dark-Side-1/9

Par zled - Publié dans : liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : partage
Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 10:02
Par zled - Publié dans : sionisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : partage
Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 09:53

Comme promis, voici le récit, sous forme d’entretien, du séjour que notre collaborateur Guy Delorme et Alain Soral, contempteur bien connu du Nouvel ordre mondial et auteur du best-seller géopolitique »Comprendre l’Empire », ont effectué, dimanche 21 août et lundi 22, avec quelque 200 journalistes et personnalités de 18 nations en Syrie, à Damas d’abord puis à Hama, naguère point très chaud de l’agitation. Pas de langue de bois pro-Bachar, comme on le verra en lisant ce récit, dans la bouche de ces deux Français, mais pas non plus, évidemment, de ces lieux-communs et mensongers diffusés depuis plus de 5 mois, à présent, par les médias sous influence – de leurs préjugés comme de leurs gouvernements.


Certains nous objecteront que deux journées et demie, c’est court pour prendre la vraie mesure d’une situation complexe. Nous répondons que c’est assez pour que des esprits aiguisés, dotés malgré leurs sympathies politiques d’esprit critique et connaissant leur « dossier » syrien, se fassent une idée assez exacte de l’atmosphère prévalant en Syrie, au moins en ce qui concerne ces deux cités essentielles que sont Damas et Hama. Et l’on verra que l’atmosphère en question est assez détendue, même à Hama, et donc à mille lieues du tableau mélodramatique et manichéen que dressent invariablement les commentateurs d’Occident.

 

Bon voyage « alter-journalistique » en Syrie « opprimée » !

Première partie

JPEG - 157.1 ko
Alain soral à Damas

 

Dimanche 21 août : Damas, à des années-lumière de toute révolution

-Infosyrie : Pour commencer, avez-vous eu des problèmes pour vous rendre en Syrie, qu’il s’agisse de visas ou d’éventuelles « pressions » policières ?


-Alain Soral : Non, aucun problème ! Moi même je n’avais pas de visa au moment de partir, il m’attendait sur place, et ça n’a causé aucun problème.


-IS : Et dans l’avion, que trouvait-on ? des Syriens de France revenant au pays ? Des hommes d’affaires ? Des participants au voyage de presse ?


-AS : Là, il m’est difficile de répondre avec précision, puisqu’on a transité par Istanbul où descendent pas mal de touristes français. Et dans l’avion qui nous menait à Damas, on comptait beaucoup de Turcs, apparemment pas gênés par les tensions diplomatiques entre les deux pays. Bref, les deux avions étaient pleins, et notamment de journalistes invités par les autorités syriennes. Parmi lesquels, côté français, une journaliste de FR3 et son équipe et le reporter du Figaro Georges Malbrunot dont vous avez déjà parlé sur votre site, et dont on va d’ailleurs reparler dans le cours de cet entretien. Sinon, d’assez gros contingents de journalistes russes, indiens, plus quelques personnalités pro-syriennes venue de différents pays.


-IS : Et lorsque vous arrivez à Damas, vendredi soir, que se passe-t-il ? Vous êtes pris en charge par une sorte de « comité des fêtes », des représentants du gouvernement ?


-AS : Je dirai que l’arrivée à l’aéroport de Damas est un peu décevante pour notre ego, car il n’y a personne pour nous accueillir ! On nous demande notre passeport et on veut même nous faire payer notre visa… Finalement, après discussion, c’est gratuit, mais tout montre que les responsables de l’aéroport ne sont pas trop au courant du caractère particulier de notre visite. C’est à l’extérieur des bâtiments que nous sommes enfin réceptionnés par de jeunes garçons, dans les 18 ans, semble-t-il membres d’un mouvement de jeunesse, entre scoutisme et politique. Et d’ailleurs assez peu politisés et peu au fait des exigences, même minimum, de la communication politique. Tout ça témoignait d’un aspect un peu « amateur » de cette opération, qui, j’aurai l’occasion de le repréciser, n’était d’ailleurs pas de la responsabilité directe du gouvernement.


-IS : Etape suivante ?


JPEG - 197.9 ko
Grande Mosquée des Omeyyades

-AS : On nous fait monter dans un minibus qui nous conduit à l’hôtel Cham, un palace d’Etat où nous sommes très bien logés. C’est là qu’on nous remet notre « emploi du temps » pour les journées de dimanche et lundi. Je précise que nous sommes arrivés dans la nuit de samedi à dimanche, vers 3 heures du matin, à l’hôtel : nous n’avons donc pas pu prendre le pouls du « saturday night » damascène… »


-IS : Et donc dimanche…


-AS : Après le (gros) petit-déjeuner, on nous emmène visiter la plus grande église – grecque orthodoxe – du monde arabe, baptisée « Marie-Mariam » : c’est justement celle dont l’évêque, Mgr Louqa al-Khoury, a expulsé sans ménagement l’ambassadeur américain Robert Ford, venu faire son agit-prop’ (voir notre article « Le Figaro : la révolte introuvable à Damas ! » , mis en ligne le 22 août). C’est sans doute lui qui nous adresse une allocution dont nous ne comprendrons hélas que des bribes. Mais le sens de la démonstration est claire : la Syrie est une mosaïque, jusqu’à présent harmonieuse, de communautés religieuses dont l’Etat laïc et baasiste assure la coexistence harmonieuse. C’est du reste, au-delà des figures de rhétorique et de propagande, la rigoureuse vérité. Alors que les ennemis extérieurs du régime – ce que j’appelle moi l’ »Empire » mondialiste – aimeraient utiliser les rivalités religieuses pour créer en Syrie une situation à la libanaise ou à l’irakienne.


Pour compléter la démonstration, on est ensuite allé visiter la grande mosquée des Omeyyades, un bel et impressionnant ensemble qui abrite – étonnant raccourci symbolique et religieux – le tombeau de saint Jean-Baptiste. Et on a jeté un coup d’oeil au quartier juif qui vit sa vie sans aucun problème. C’est du reste là qu’on comprend vraiment la nuance qui doit exister – et qu’on voudrait nous dénier en France – entre les termes « juif » et « sioniste ». Car juifs, musulmans et chrétiens, de l’empire ottoman à la Syrie sous mandat français et même dans les premiers temps de l’indépendance, ont cohabité sans heurts majeurs, coopérant principalement dans la sphère du commerce. La création d’Israël a évidemment bouleversé cette donne, et du reste provoqué un exode de la communauté juive syrienne.


-IS : C’était donc l’occasion, cette fois, de prendre la température de Damas. Alors, voit-on beaucoup de policiers, a-t-on le sentiment d’un « état de siège » ?


-AS : Réponse : aucune différence avec ma première visite, voici cinq ans, quand tout était calme ; il n’y a aucune présence militaire ou même policière visible à Damas et dans ses environs.


-Guy Delorme : A ce propos, je voudrais dire que j’étais quant à moi entré en Syrie en juin dernier, par le Liban. Je m’étais dit que, compte tenu des événements en cours, et aussi de ma nationalité française, le franchissement de la frontière allait être un véritable cauchemar d’attente et de formalités. Eh bien ça ne m’a pris que dix minutes, et sur la route de Damas, je n’ai pas vu un seul militaire, alors qu’on était en plein mouvement de contestation et que nos médias nous décrivaient la Syrie comme un Etat policier tirant à vue sur tout ce qui bouge ! J’avais beau être conscient de l’ampleur de la désinformation, j’étais quand même surpris.


-AS : Et pour en revenir à Damas et à notre week-end prolongé, on ne voit dans la capitale syrienne aucun bombage politique, de tags sur les murs. Tout ça donne une impression de calme civil général, une atmosphère urbaine au moins aussi respirable que celle de Paris.


-IS : Et pendant ces déplacements, et ces déjeuners copieux et orientaux dont on vous régalait, avez-vous des contacts avec les quelques journalistes français ayant fait le déplacement ?


-AS : En fait, et dût ma modestie en souffrir, c’est eux qui ont cherché le contact avec moi, m’ayant reconnu tout de suite ; la fille de FR3 était très sympathique et sans idées préconçues sur la Syrie, et sensible à nos arguments ; en revanche l’homme du Figaro, Georges Malbrunot, faisait autant qu’il le pouvait du mauvais esprit, affichant en permanence le sourire supérieur de celui-à-qui-on-ne-la-fait-pas, et assiégeait en quelque sorte sa collègue pour lui « vendre » sa version, très dévorable à Bachar al-Assad comme on s’en doute.


-IS : Moyennant quoi, le reportage qu’elle a réalisé pour FR3 était assez fielleux, même s’il montrait – enfin – les vidéos des hommes armés et des cadavres jetés dans l’Oronte à Hama, quitte à recourir à un conditionnel décrédibilisant…


-AS : Je voudrais dire aussi que les élites bourgeoises, et la classe moyenne du pays, ainsi que la part adulte des milieux modestes sont très conscientes du danger qu’il y aurait à chasser Bachar du pouvoir, car ce serait ouvrir – inévitablement – la porte à l’extrémisme religieux, et donc mettre fin à ce qu’il faut bien appeler, dans cette région travaillées par les tensions religieuses, le « miracle syrien ».


-IS : Alors d’où viennent les « gros bataillons » de l’opposition, des banlieues défavorisées, comme en France ?


JPEG - 233.7 ko
dans l’église Marie-Mariam

-AS : Pas uniquement : il y a la jeunesse plus ou moins dorée et occidentalisée, les bobos locaux qui, comme d’ailleurs à Téhéran naguère, rêvent d’une société plus « ouverte » ou « cool ». Du coup ils développent une action de contestation qui fait pas mal penser à nos étudiants soixanthuitards, eux aussi issus de milieux privilégiés, qui jugeaient la société du général De Gaulle démodée et étouffante, et ont fini par mettre au pouvoir des élites complètement américanisées. Et, parallèlement, je serais très tenté de trouver une correspondance historique entre la France de De Gaulle, provinciale mais indépendante et fière, et la Syrie de Bachar, elle aussi nationaliste et modernisatrice, mais marquée par une certaine rigidité sociale et culturelle héritée du modèle soviétique, certainement un rien étouffante pour une jeunesse branchée addict de Facebook. Mais comme on le voit en France avec le recul de quarante ans, cette société « gaulliste » était encore un moindre mal par rapport à tout ce qui a suivi.

 

Et je pense que la même chose arriverait aux Syriens, si on leur imposait un régime aligné sur l’Occident. Beaucoup des contestataires d’aujourd’hui regretteraient, j’en suis sûr, Bachar, comme un certain nombre d’intellos français ex-gauchistes clament à présent leur nostalgie de la grandeur et de l’intégrité gaulliennes.


-IS : Sans doute, mais il doit y avoir aussi dans la rue des jeunes chômeurs, ou des « sauvageons » locaux, sans grandes perspectives immédiates, prêts à l’émeute par ennui ou désespoir ?


-AS : Certainement, et ils constituent un « lumpen-prolétariat » exploitable par tous les experts en manipulations et provocations. Mais la grande différence avec ce qui a pu exister en France, c’est qu’il y a vraiment à l’oeuvre en Syrie des groupes actifs de « snipers », d’assassins, à l’évidence financés et armés de l’extérieur, disposant par exemple de téléphones satellitaires de haut niveau et d’armes de guerre modernes, s’appuyant sur une base sociale islamiste radicale indéniable, et donc capable de commettre des provocations très graves, causant la mort de nombreux policiers comme à Jisr al-Choughour et, plus récemment, à Hama, on y viendra bientôt.


-IS : Le dimanche soir à Damas, on imagine que vous avez « quartier libre ». Qu’en faites-vous ?


-AS : Eh bien, contrairement à nos collègues de la grande presse, on a fait un vrai travail de journalistes, c’est-à-dire qu’on a quitté le groupe et la visite organisée. On s’est promené, pour voir par nous-même, on a discuté, autant qu’il était possible et en anglais, avec le plus de gens possible…


-IS : On parle encore français, en Syrie ?


-GD : Malheureusement, de moins en moins, surtout les personnes âgées. On a notamment échangé des impressions avec un chauffeur de taxi qui nous disait qu’il n’avait pas vu de touristes occidentaux à Damas depuis plus de trois mois. Et c’est un grand problème pour un pays qui tirait 14% de son P.I.B. de l’activité de ce secteur. Les Américains et leurs seconds européens ont au moins réussi ça !


-IS : Est-il indiscret de vous demander des détails sur votre dimanche soir ?


-GD : Non, bien sûr. On est allé prendre un verre dans une sorte de bar branché. Car il y a une vie nocturne « à l’occidentale » à Damas, la société est laïque et assez moderne, et même en période de ramadan, on peut s’amuser et boire de l’alcool. Et puis, c’est une constante surprenante compte tenu de tout ce qu’on nous raconte, aucune présence policière : le Paris de Sarkozy est à l’évidence plus « fliqué » que le Damas de Bachar al-Assad.

-AS : Et puis, il a bien fallu rentrer nous coucher dans notre palace. Dans la perspective de notre « sortie éducative » à Hama le lendemain…


Propos recueillis par Louis Denghien.


Prochain épisode :

Lundi 22 août : dans Hama après l’orage

Par zled - Publié dans : liberté
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : partage
Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 09:53

 


 
Par zled - Publié dans : sionisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : partage

Une homme parmi tant d autres

  • zled
  • zled
  • Homme
  • Lutte pour la liberté
  • Information du monde politique , économique ,sociaux , écologique , scientifique et sur la spiritualité du monde moderne . Zled BD et aussi sur facebook !

Retrouver Zled BD sur Facebook

face zled

Puisque la télé nous ment...

George Galloway la verite
qui derange les sionistes

L'Ordre Rosicrucien
                et la Démocratie

 

Qui est Anonymous ?


 
Pouvons-nous accepter
l'inacceptable ?

Rechercher

Catégorie

 

anti-mondial 


obey-giant-hostile-takeover-black


H1N1 - H5N1


http://z.hubpages.com/u/1042291_f520.jpg

 

pedophile


http://ak2.static.dailymotion.com/static/video/018/530/16035810:jpeg_preview_large.jpg


hugo chavez


http://chandrakantha.com/articles/indian_music/filmi_sangeet/media/2002_chavez5.jpg


dajjal


http://minotaure.m.i.pic.centerblog.net/2kb9ctxs.gif


F.M


http://idata.over-blog.com/0/17/40/79/signes-/15a.gif


lelibrepenseur


http://09.mgl.skyrock.net/big.81483327.jpg


liberté


http://www.nawaat.org/docs/images/timbre.jpg


musulman


http://cheekylulu.files.wordpress.com/2008/05/quraan.jpg


economie


http://mariecoussin.blog.lemonde.fr/files/2009/02/economie.1233504548.jpg


Musique


http://api.ning.com/files/yHiTyT6K25FzIc6YdHgm1hjUHe-v-BYDf4Q5cMthZMF44Pb0zXCJzJjtnJ-jvU2CvXPQ0sp7WGNe-A8DPK*Hcy7lm8HwldyU/AntiNWO.jpg

 

DSK

 

http://www.agoravox.tv/IMG/jpg/dsk55.jpg


BHL le Clown


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Soral

 

http://a21.idata.over-blog.com/220x266/1/30/48/78//Soral06.jpg

 

Environnement


pollutionINDUSTRIELLE

 

SIONISME

L'Argent Dette

« Les peuples corrompus préfèrent le bien-être de l'esclavage aux rudes efforts de la liberté »  (John Milton)

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés